Information sur le projet de mobilité au sein du réseau des CMA

INFORMATION SYNDICALE


Le PROJET de MOBILITÉ dans le RÉSEAU CMA : L’ANTICHAMBRE DES LICENCIEMENTS?


Dans le cadre des régionalisations, vient d’apparaître, un « PROJET MOBILITÉ » dans lequel L’AGENT NE PEUT PAS REFUSER UNE MUTATION, qui, en particulier :
– entrainerait UNE HEURE DE TRAJET EN PLUS de son temps de trajet actuel (soit 2 heures par jour !)
– serait distante de MOINS DE 60 KM DE SA RESIDENCE ACTUELLE (soit 120 KM x 220 jours = 26 400KM par an, sans tenir compte des conditions de trajet)
SOUS PEINE D ETRE LICENCIE SANS INDEMNITES !
OUI, VOUS AVEZ BIEN LU !!!!
La CGC-CMA dit NON !


et DÉNONCE cette PROPOSITION VALIDÉE en CPN56 et soumise à la CPN52, le 17 décembre 2014, pour APPROBATION DÉFINITIVE.


Sous couvert de régionalisation, l’employeur pourrait délocaliser des agents au mépris des garanties de droit public, tout en les plaçant dans l’impossibilité de refuser, sous peine de perdre leur emploi.
La RÉGIONALISATION ne peut PERMETTRE à l’employeur de LICENCIER SANS INDEMNITÉ !


Est-ce donc pour ce vaste PLAN SOCIAL A PEINE DEGUISÉ que se dessine la régionalisation ? Est-ce cela le progrès pour le réseau des CMA ?
Ce serait une scandaleuse situation d’inéquité et de précarité pour les agents des CMA :
NOUS NE POUVONS PAS LAISSER FAIRE ! MOBILISONS-NOUS !

contact : cgccma@gmail.com

Le stress, qu’est-ce que c’est ?

Le stress, qu’est-ce que c’est ?

Idées reçues

  • Le stress n’est que la réaction à la pression du travail : FAUX
  • Le stress fait partie du jeu. Il n’y a pas de quoi en faire une maladie : FAUX
  • Le stress provient de l’environnement familial : FAUX
  • Etre victime du stress est une preuve de faiblesse ou d’incompétence : FAUX
  • Le stress est individuel : FAUX

Le stress : des effets néfastes pour la santé

Productivité toujours plus accrue, compétitivité, le monde du travail est un grand pourvoyeur de stress. Or, celui-ci peut être nocif, surtout quand il se fait chronique. Des études scientifiques ont prouvé les liens entre des situations de travail stressantes et l’apparition de problèmes de santé mineurs ou de maladies plus sérieuses. De véritables pathologies peuvent apparaître (troubles cardiovasculaires, métaboliques…). Malheureusement, il n’existe toujours pas de chiffres officiels montrant les pathologies entraînées par le stress, sans oublier que le stress contribue à la survenue de certains accidents du travail.



Le saviez-vous ?

Les salariés français sont ceux qui s’arrêtent le moins !
Seul un salarié sur quatre en France en arrêt de travail au moins une fois dans l’année, contre un sur trois en moyenne dans le reste de l’Europe.
C’est le résultat de l’enquête menée en Europe du 5 au 19 novembre 2007(site monster.fr). C’est en Belgique et en Irlande que l’on s’arrête le plus, environ un sur deux !
Fort de ces constatations on s’étonne de la volonté du gouvernement contenue dans la loi de financement 2008 de resserrer encore les contrôles, quand on sait que les études des praticiens conseils amènent au résultat de 5 à 6 % d’arrêts discutables !  On s’étonne de voir proposer de confier aux employeurs la gestion des arrêts de travail courts !

Les facteurs de stress dans l’environnement professionnel

En six ans, les baromètres stress de la CFE-CGC révèlent des facteurs récurrents à cette maladie professionnelle :
  • L’insuffisance de temps par rapport à la charge de travail,
  • La difficulté à concilier vie professionnelle et vie privée,
  • La perte d’autonomie liée aux nouveaux outils de gestion,
  • Le harcèlement moral,
  • L’agressivité de la clientèle,
  • La concurrence entre collègues,
  • Le risque de perte financière,
  • La perte de sens, de valeurs
  • La non-reconnaissance,
  • Des ordres contraires à l’éthique et aux valeurs personnelles
  • La contrainte émotionnelle.
  • etc.

En cause : les méthodes de management.


Une compétitivité chaque jour exacerbée a entraîné une course au résultat permanente. A un management « paternaliste » a succédé un management par la pression, par le stress, par la peur. Méthodes d’évaluation controversées et systèmes de notation anxiogènes ont induit une situation de mal être au travail.
On est au bout du rouleau, on craque, on tombe en dépression.
Bernard Salengro, médecin du travail et secrétaire national CFE-CGC, constate la multiplication des procédures de licenciement «en public» : la direction avise un salarié de sa décision, par oral, devant les collègues. «C’est la mise au pilori, c’est une agression». Or il est démontré que subir une agression multiplie par trois le risque de dépression nerveuse, tandis qu’être témoin d’une agression multiplie ce risque par deux ! (RTL, 14.02.2008)

Et encore :


« Le système est pernicieux » explique Frank Setruck, délégué syndical CFE-CGC : « Dans une bonne équipe, il faudra trouver du meilleur, du moins bon et du mauvais. Si le manager veut être bien noté lui-même il doit être capable de déterminer les performances relatives de chacun des membres de son équipe. S’il notait tout le monde de la même façon, il ne serait plus un bon manager » Cette manie de l’évaluation est  génératrice d’angoisse.

Stress, harcèlement, quelle différence ?

Si le stress est une réaction à l’environnement, le harcèlement moral et le harcèlement sexuel sont clairement définis par  le code du travail.

Harcèlement moral :


« Se rend coupable de harcèlement moral toute personne dont les agissements répétés ont pour objet ou pour effet de porter atteinte aux droits et à la dignité d’un salarié, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel (art. L. 122-49 CT). »

Harcèlement sexuel :

Se rend coupable de harcèlement sexuel toute personne qui profère des menaces, impose des contraintes ou exerce des pressions en vue d’obtenir des faveurs de nature sexuelle à son profit ou au profit d’un tiers (art. L. 122-46 CT).
Outre des sanctions pénales, l’auteur de harcèlement est passible de sanctions disciplinaires pouvant aller jusqu’au licenciement.
Aucun salarié ne peut être sanctionné ni licencié pour avoir subi ou refusé de subir les agissements de harcèlement moral ou sexuel.
Par ailleurs, une attitude déplacée ou des propos obscènes ou injurieux peuvent également être de nature à justifier un licenciement.
Source : www.cfecgc.org